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miniwood

 

Adam Wood - "Existing where there is nothing" LP

 

Il en est des musiciens comme des fleurs. L’endroit où elles poussent influe considérablement sur ce qu’elles deviennent. Prenez un jeune garçon doué pour la musique, faites-le grandir dans les contreforts auvergnats, nourrissez-le de folk-rock anglo-saxon et vous obtiendrez « Adam Wood », une variété hybride de songwriter dont les racines plongent en Amérique comme dans la terre volcanique qui l’entoure.

 

L’écoute de ce "Existing where there is nothing" rappelle les mélopées de Neil Young, du Band ou du récent Iron and Wine. C’est d’une sobre élégance, sans effet de manche. Juste des morceaux solides, interprétés à la guitare ou au clavier, avec cette voix quasi-juvénile qui plane au dessus. Quelques renforts d’harmonica, parfois de slide-guitar et nous voilà sous la moiteur solaire de l’Amérique faulknérienne.

 

Les chansons d’Adam Wood parlent du temps qui passe, des relations amoureuses, de la famille… En toile de fond s’entremêlent les panoramas ricains et les champs infinis de neige qu’il voit chez lui alors que sa tête est au Nouveau Mexique.  Ayant placé ses rêveries sur bandes, c’est maintenant à l’auditeur que ces images viennent en tête, comme des flashs : des enseignes de motel, des parkings de zones commerciales accablés de chaleur, des bicoques en bois au bord d’une route…  Et par moment, on y distingue aussi les volutes épicées du psychédélisme-folk à la Syd Barrett. Elles colorent ses compositions de touches bigarrées et audacieuses qui amènent l’auditeur vers d’autres paysages plus oniriques.

 

Enfin, la passion d’Adam Wood pour Alex Chilton (Big Star) amène à sa musique une évidence mélodique qui ne s’estompe sur aucun titre. Toujours sur des bases couplets/refrains, ce jeune multi-instrumentiste construit ses chansons comme un alchimiste élabore ses potions, dans un but précis, entre le filtre d’amour et l’envoûtement vaudou. Et ses compositions s’accrochent alors à la mémoire comme des plantes grimpantes sur le pignon des maisons.

 

On se rappelle alors qu’un beau jour de marché, le jeune Adam Wood a échangé sa condition contre un haricot magique. Le lendemain matin, la plante se dressait jusqu’au ciel.

 

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