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bisons

Les bisons de Broken Heart

Gallimard, 2009

De Dan O’Brien

 

L’étonnant livre de Dan O’Brien ne pouvait pas rester incognito, surtout avec un titre en totale inadéquation avec le contenu. Non, les bisons de Broken Heart n’est pas un livre de Danielle Steel !

 

Au contraire, son auteur est un écrivain-professeur-cowboy-éleveur de bison-fauconnier, de la trempe des écrivains de nature writing. Cet ouvrage à la frontière entre le roman et l’autobiographie est une magnifique ode à la nature. Il raconte comment il a pris conscience années après années de l’importance du mode d’élevage dans les grandes plaines américaines. Il vit dans un ranch dans le Dakota du Sud et élevait, au début de son activité, des bovins.

 

Poussés par le gouvernement américain, nombre d’éleveurs se sont dirigés depuis le début du XXe siècle vers l’élevage bovin intensif. Cela a eu pour conséquence des faillites suite à des pertes importantes de têtes de bétail ainsi que l’anéantissement de l’écosystème local. Grâce à une opportunité et après des années de recherche d'un équilibre entre rentabilité et respect de l’environnement, le bison s’est imposé comme le bétail idéal pour ces grandes plaines. Finalement, les pratiques des amérindiens se sont imposées naturellement et ont inspiré Dan.

 

danOn apprend beaucoup de ce livre : la prise de conscience de l’interaction entre l’homme, le bétail, l’environnement devient évidente. Dan O’Brien a su trouver une harmonie entre la viabilité d’une exploitation, le respect de l’écosystème et la qualité de la viande produite. D’ailleurs, pour aller jusqu’au bout de ses idées, il a fondé avec d’autres collègues, la Wild Idea Buffalo Company. Une charte de qualité garantit au consommateur le respect de principes environnementaux et la qualité des produits.

 

Ecrit dans un style simple et agréable à lire, j’ai eu l’impression que l’auteur racontait une histoire à un ami. Ses considérations personnelles et les cheminements de pensées intimes ne peuvent qu’émouvoir le lecteur et l’éclairer sur les risques écologiques.

 

Claire Lafon

 

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