Accéder au contenu Accéder à la recherche Aller au menu

nemoubliepasNe m’oublie pas (vergiss mein nicht)

Un film documentaire de David Sieveking. (2012) 1h28

Dissidenz films. Primé à Locarno, Rotterdam, Berlin et Leipzig.

 

Pendant plusieurs mois David Sieveking filme ses parents, septuagénaires, dans le nord de l’Allemagne.

Ce couple d’intellectuels a vécu très librement dans les années 60-70 entre militance d’extrême gauche et révolution sexuelle. Ils formèrent pourtant une famille « normale » de 3 enfants, que les atteintes du temps mettent à nu et ressoudent.

 

Celle qui fut la belle Gretel est atteinte aujourd’hui d’un Alzheimer ravageur au point de ne plus savoir qui est qui de son fils David et de son mari Malte, au point de n’avoir plus goût à quitter son lit.

 

Malte s’occupe d’elle avec patience, puis se défoule dans le jardinage. David le remplace un jour qu'il n’en peut plus. Il voudrait stimuler sa mère, la faire se lever, garder goût à la vie. Contre l'amnésie  il filme, avec pudeur, les visages, les éclairs de complicité et de souvenirs, l'épuisement de l'entourage, les moments d’humour volontaire ou non, la tendresse, les questionnements sur ce qui reste de l’être qu’on a aimé quand le corps s’est déformé, quand la continuité de l’esprit s’est échappée.

 

En même temps il mène une sorte d’enquête lucide et attentionnée sur ces inconnus : la femme et l’homme qui l’ont engendré, sur le passé de ces jeunes gens idéalistes, et moraux à leur manière.

 

Grâce à une grande honnêteté de la part de chacun des protagonistes, il dresse un portrait profondément attachant et finalement optimiste d’une famille, mais aussi d’un pays, d’une utopie d’après-guerre...

 

 

 

M-E H.

Logo du cantal

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. Ces cookies sont utilisés pour réaliser des statistiques de visites.