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lamaternotedelneLa maternité d'Elne / Frédéric Goldbronn. (1 DVD)

 

C'est l'histoire d'un lieu hors norme pendant la seconde guerre mondiale. C'est aussi l'histoire d'une femme au courage et à la détermination sans bornes. C'est une histoire de retrouvailles...


Le lieu, c'est la maternité d'Elne, située dans les Pyrénées Orientales. La femme, c'est Elizabeth Eidenbenz, une jeune infirmière suisse, qui parvient à faire ouvrir l'établissement avec l'aide du Secours suisse aux enfants victimes de la guerre et le dirige jusqu'en 1944, date à laquelle les allemands ordonneront sa fermeture.


Début 1939, après la victoire des franquistes, 500 000 espagnols, femmes, hommes, enfants fuient leur pays et se réfugient juste de l'autre côté de la frontière, en France. Ils seront le plus souvent internés dans des camps à Argelès, Saint-Cyprien et Rivesaltes.D'autres réfugiés viendront bientôt les rejoindre : tziganes et juifs d'Europe du nord.
Les femmes enceintes accouchent dans des conditions sanitaires déplorables et la mortalité des mères et des enfants y est très élevée.

 

C'est pour faire face à ce désastre qu'Elizabeth Eidenbenz décide d'agir.  Entre 1939 et 1944, plusieurs centaines de femmes du camp de rivesaltes seront accueillies, nourries, soignées, réconfortées et pourront mettre au monde leurs enfants dans des conditions décentes. Près de 600 enfants seront ainsi sauvés d'une mort quasi certaine.

 Le courage d'Elizabeth Eidenbenz ne s'arrête pas là. Elle était aussi en contact avec les mouvements de résistance et aide certaines jeunes femmes, promises aux camps de concentration, à s'évader, leur procurant vêtements et faux papiers.

Plus de soixante après les faits, le réalisateur a retrouvé une vingtaine d'enfants, leurs mères et certains membres du personnel.

Ce film raconte leurs retrouvailles dans les locaux de la maternité, devenus mémorial d'Elne.

Le retour est émouvant. Les récits se suivent. Les mères disent avoir vécu dans ce havre de paix et de tolérance une parenthèse enchantée, même si elle était généralement de court durée. Les enfants, qui ne se souviennent pas, écoutent et disent leur reconnaissance, conscients d'être des rescapés. Les photos d'époque circulent, les souvenirs reviennent, les visages oubliés retrouvent un nom. Elizabeth Eidenbenz est là aussi, étonnée d'être honorée alors qu'elle dit n'avoir fait que son devoir...

 Ce film peut être complété par Journal de Rivesaltes, réalisé par Jacqueline Veuve, qui évoque le journal tenu entre 1941 et 1942 par une jeune infirmière du Secours suisse en poste dans le camps d'internement de Rivesaltes.

Ces deux films sont disponibles au catalogue de la médiathèque départementale.


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